Le lin, une fibre noble, naturelle et écologique

Le lin, une fibre noble, naturelle et écologique


« L’important n’est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir » Bernard Werber
 
 
La mode est la deuxième industrie la plus polluante après le pétrole
Chaque année, 80 milliard de nouveaux vêtements sont produits dans le monde

Si tu t’intéresses un tant soit peu à la mode tu n’as pas pu passer à côté de cette formule sentencieuse.

Sache, mon ami, que l’ignorance est le terreau de tous les dangers ! Il est malheureusement nécessaire de le rabâcher le plus souvent possible pour que ça rentre.

La fast fashion va à l'encontre d’une mode responsable en ne proposant plus 2 collections par an mais une par mois. Zara, H & M, Mango, Jules, et même des marques plus luxueuses nous font courir après la mode.

Ce n'est pas par plaisir que nous aimons jouer les Cassandre, mais les effets catastrophiques de la mode sont l'essence même de notre engagement. Pour finir sur du positif, je vous présente les solutions ou les réponses que nous voulons modestement tenter d'apporter.
 
Tout d’abord quelques chiffres qui illustrent bien l’urgence de la situation.

La mode est la 2 ème industrie la plus consommatrice d’eau après l’agriculture.

Elle engendre 1,2 milliard de tonnes de Gaz à effets de serre, entre 3 et 10 % des émissions carbone dans le monde.

Son impact est plus important que les vols internationaux et le trafic maritime réunis.

 

 

D’après un rapport de Greenpeace, 60 % des vêtements contiennent aujourd’hui du polyester. Un quart des plastiques qui polluent les océans seraient des microparticules. 35% d’entres elles proviendraient des vêtements synthétiques lavés.

Polyester, polyamide, élasthanne, acrylique, polypropylène etc. toutes ces matières sont issues de la pétrochimie et nécessitent beaucoup d’eau, d’énergie et l’utilisation de produits dangereux et persistants dans l’environnement (métaux lourds, formaldéhyde,...).

Il est évident que ce recours massif à la pétrochimie n’a d’autre but que de nous rendre totalement dépendant à l’or noir.

A noter que l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) prévoit que la production pétrochimique augmentera de 60 % d’ici 2050. À cet horizon, on utilisera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures, des avions ou des camions.
 


Les français achètent 85 millions de jeans chaque année Pour faire un jean il faut du coton.

Produire 1 kg de coton nécessite 5000 litres d’eau. La grande majorité du coton vient d’Asie (Chine et Inde).

A elle seule, cette culture du coton représente 25% de la consommation mondiale de pesticide et 10% des engrais consommés.

En outre, le coton a une très mauvaise traçabilité, il peut venir de pays sous le joug de dictature brutale comme l’Ouzbékistan où plus d’1 million de personnes sont victime de travail forcé.

La culture du coton repose sur le non-respect des droits de l’homme.

 


 
La majorité des vêtements à bas couts sont fabriqués au Bangladesh, en Chine ou en Asie du Sud-Est.

Au Bangladesh les travailleurs commencent à l’âge de 10 ans. En moyenne ces travailleurs gagnent 50 € par mois, travaillent 6 jours sur 7, sans pause, sans congés, et sont souvent battus si peu productifs.

Dans tous ces pays, les colorants ou traitements chimiques dangereux pour la santé se retrouvent dans les rivières et dans les sols.

Ces secteurs n’ont quasi aucune traçabilité, il est très difficile de savoir qui fait quoi.
 
Ces chiffres impressionnants montrent la frénésie autour du marché textile et ses conséquences néfastes sur l’environnement et le développement durable.
 
 


Il y a de plus en plus de solutions pour éviter ce système et rendre la mode plus durable.

Il faut déjà prendre conscience que lorsqu’on paye un t-shirt 5 ou 10 euros, il y a quelqu’un quelque part qui doit payer. Il faut donc redonner du sens aux choses et comprendre le vrai prix de ce qu’on achète.

Maintenant, je vais prêcher pour notre paroisse et vous parler d’une fibre prodigieuse (notre amie à nous).


Le lin représente moins d’1% des fibres textiles utilisées dans la mode.

C’est une ressource locale, (le lin pousse en France et en Belgique), naturelle, renouvelable, biodégradable et durable.

Sa culture est génératrice de biodiversité dans la rotation des exploitations. Chaque hectare retient 3,7 tonnes de CO2.

Zéro OGM, zéro déchet, zéro irrigation.

La fibre de lin répond à tous les critères sociaux, économiques et écologiques du développement durable.

Le lin est naturellement écologique.

L’eau de pluie lui sert d’irrigation. C’est une fibre extrêmement prodigue : 1Ha cultivé donne 1500 kg de lin teillé soit 20000 km de fils.
De quoi tisser 3750 m² de tissus, assez pour confectionner 4000 chemises ou 3000 t-shirt.

Les longues racines restées en sol fertilisent et assainissent les sols, ainsi elle augmente les cultures suivantes de 20 à 30%.

En outre, le lin produit zéro déchet, tout dans la plante est utilisé pour faire des choses diverses telles que : textiles, papiers, vernis, huiles, graines, biomatériaux ou encore litière écologique pour chevaux.

 


 
Sur le plan économique et social, le lin est également for-mi-dable !

Le lin est la seule fibre européenne à 100%.
Cette particularité est du à un sol généreux et un climat océanique bénéfique. La France, avec 60% de la production mondiale, est le premier producteur de lin au monde.

Malheureusement 80% de cette production part à l’étranger, généralement en Chine, pour être filée et tissée. C’est ce lin que la majorité des enseignes de prêt à porter vous vendent.

Mais il existe en parallèle une véritable filière européenne qui fédère tous les acteurs d’une chaine de valeurs d’excellence, un engagement de l‘agriculteur au teilleur, du filateur au tisseur, luttant pour des vertus environnementales, éthiques et innovantes.

 



La culture du lin a également une dimension sociale puisqu’elle garantit des bassins d’emplois pérennes dans des régions rurales.
 
Le lin est le tout premier textile développé par l’homme. Des fibres de lin datées de 36000 avant JC ont été découvertes dans une grotte du Caucase
C’est une fibre de civilisation et une fibre d’avenir.

Les vertus intrinsèques du lin l’inscrivent au cœur même de nos préoccupations sociétales actuelles ; elles en font un acteur fondamental de l‘association « naturalité/proximité » qui régit déjà nos modes de consommation.
 
C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé d’utiliser uniquement du lin 100 % européen pour confectionner nos chemises.

Au-delà de ces vertus écologiques le lin a un caractère spontanément vrai et authentique. A l’instar du cuir, il se patine, bouge, évolue, vit.

Le lin est la fibre textile naturelle la plus solide. Il dure longtemps sans se déformer, ni pelucher. Il s’assouplit et s’adoucit même au fil des lavages.

C’est une tradition vestimentaire qui se renouvelle.


Source :

CELC Confédération Européenne du Lin et du Chanvre

Les études de Greenpeace

Le site Novethic

Le blog Comme un Camion

 

Christophe d'Histon Project

 

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